La joie est une saine nourriture.

Exemple AJAX 1 : proverbes chinois

(extrait de Wikipédia)

成語 chéngyǔ « expressions toutes faites »

La plupart du temps tétrasyllabiques, ce sont des condensés de récits, de fables. Généralement en chinois classique, leur syntaxe ne respecte pas celle du chinois moderne. Ainsi, 回頭是岸 huí tóu shì àn « tourner la tête : c'est le rivage » c'est-à-dire « se repentir et être sauvé ».

Le plus célèbre est 杯弓蛇影 bēi gōng shé yǐng « tasse arc serpent reflet », que l'on ne peut comprendre que si l'on connaît l'histoire de cet homme apeuré par le reflet (影) de son arc (弓) dans sa tasse (杯), reflet qu'il a pris pour un serpent (蛇)... L'expression est synonyme de « poltron ».

Pour une description plus détaillée des chéngyǔ, consulter cet article.

慣用語 guànyòngyǔ : « expressions usuelles »

Ce sont des expressions idiomatiques composées généralement d'un prédicat dissyllabique et d'un objet ; le tout respecte la grammaire moderne. Les expressions usuelles sont souvent tirées de domaines techniques. Patrick Doan, dans son Florilège de locutions idiomatiques de la langue chinoise 《惯用语选集》 (慣用語選集) (Éditions Youfeng 友豐), les nomme « locutions idiomatiques tropologiques en trois caractères ».

Exemples :

谚語 yànyǔ « proverbes » ou 俗語 súyǔ « dictons »

Ces deux catégories ne sont pas clairement distinguées ; de nombreux ouvrages les échangent ou les confondent. À la manière de leur homologues français, ils forment des propositions entières et indépendantes, mettant en scène de manière allégorique et plaisante des vérités gnomiques, des morales... Ainsi :

Ils dépassent fréquemment les quatre caractères, puisque ce sont de véritables phrases.

歇後語 xiēhòuyǔ « expressions en suspens »

Il s'agit dans ce cas de donner la première partie d'une expression puis sa chute après une pause. Voici ce que cela donnerait, mutatis mutandis, en français : « quand le chat n'est pas là... les souris dansent ». Ainsi :

Patrick Doan, dans son Florilège de locutions idiomatiques de la langue chinoise, explique l'origine de ces expressions : « Xiēhòuyǔ signifie littéralement « propos après la pause ». Mentionné pour la première fois dans l'Histoire des Tang année 898) sous la forme de xiehoushi (歇后诗) « poème après la pause » : un gentilhomme est sommé d'apporter dès le lendemain la fin d'un poème dont on lui impose le début. [...] Aujourd'hui les xiēhòuyǔ ont pris une voie originale : ces expressions font appel à des jeux de mots sur les homophones, fréquents en chinois, utilisent une langue simple, parfois vulgaire, voire graveleuse, à la portée de tous les esprits. Un xiēhòuyǔ se scinde en deux parties : la première présente la situation, c'est le sujet ; la seconde, qui peut ne pas être énoncée, est la réponse à la question que pose la première partie, c'est souvent un prédicat. Elle survient après une pause, ce qui explique l'origine du terme xiēhòuyǔ ».