Un Matheux nommé J. Le Roux (Jean Marie)


Suite à une demande qui m'est parvenue  le 23 Octobre 2007

 Dear Mr. Le Roux!

 I’m a researcher from Russian Academy of Sciences.

I’m working now at the mathematical encyclopedic dictionary. I enter in

 the dictionary the terms
            LE ROUX INTEGRAL OPERATOR
              and
              LE ROUX PRESENTATION.

Could you kindly help me please

 

                        

                                    
J'ai effectué une rapide recherche sur ce mathématicien qui semble plus connu en Europe de l'Est qu'en France
(je l'ai déjà vu mentionné par des allemands (de l'est à l'époque) et une thèse tchèque)

Informations fournies par la mairie de Prat

Jean Marie Le Roux est né  le 4 avril 1863 à Prat (côtes d'armor)
Ses parents  Louis Le Roux and Marie Anne Geffroy étaient agriculteurs
Jean Marie Le Roux a épousé Rose Marie Tregoat à Callac (cotes d armor france) en 1897
il est décédé à Rennes en 1949

Informations trouvées sur le site  http://www.math93.com/les-mathematiciens.html

 Le Roux étudia aux Universités de Rennes et de Bordeaux (???). Il fut instituteur à Guingamp (1882-89), professeur de lycée à Brest (1889-1896) et à Montpellier (1896-98) avant de devenir professeur de mathématiques appliquées à l'Université de Rennes.

( il serait intéressant de savoir comment cet instituteur à 19 ans a pu arriver à approfondir ses connaissances en mathématiques )

le 20 Septembre 2013 : un mél de Laurent Mazliak (UPMC Paris) 
 
« il est reçu 1er à l'agreg de maths en 1889 d'après la base Chevrel. 
Il est d'ailleurs probable que ça soit ce fait qui l'ait fait remarquer 
et ait lancé sa carrière académique alors qu'il n'était pas normalien, et pas tout jeune... 
Une question : sais tu si sa thèse de 1895 est une thèse de l'Université de Paris ou d'ailleurs ? »
 
Si vous avez une réponse à sa question, vous pouvez le contacter

 



Informations fournies par Jean Pierre Escofier et Felix Ulmer du département de mathématiques de l'université de Rennes 1

Le Roux a été nommé le 26 juillet 1898 comme M. de conf. à l'Université de Rennes où il a été ensuite professeur dans la chaire de mathématiques appliquées de 1902 à 1933, que sa thèse date de 1894 (soutenue le 24 janvier 1895, Sur les intégrales des équations linéaires aux dérivées partielles du second ordre à deux variables indépendantes, jury : Darboux, Appel, Kœnigs ; il s'y présente comme élève de Paul Morin, prof à Rennes), Poincaré le cite avec éloges.

Il est l'auteur de plusieurs publications mathématiques et d'une malencontreuse critique du travail d'A. Einstein sur la relativité

Liste de publications numérisées trouvées sur le site
http://www.numdam.org/numdam-bin/recherche?h=aur&aur=Le+Roux,+J.&format=short

Le Roux, J.  Sur les caractéristiques des systèmes d'équations aux dérivées partielles. Bulletin de la Société Mathématique de France, 36 (1908), p. 129-133
Le Roux  Sur un invariant d'un système de deux triangles et la théorie des intégrales doubles. Bulletin de la Société Mathématique de France, 28 (1900), p. 168-172
Le Roux, J.  Extension de la méthode de Laplace aux équations linéaires aux dérivées partielles d'ordre supérieur au second. Bulletin de la Société Mathématique de France, 27 (1899), p. 237-262
Le Roux, J.  Sur l'équation linéaire aux dérivées partielles du premier ordre. Bulletin de la Société Mathématique de France, 25 (1897), p. 63-71
Le Roux, J.  Le principe de relativité et la loi de la gravitation. Annales scientifiques de l'École Normale Supérieure Sér. 3, 50 (1933), p. 127-169
Le Roux, J.  Recherches sur la géométrie des déformations finies. Annales scientifiques de l'École Normale Supérieure Sér. 3, 30 (1913), p. 193-245
Le Roux, J.  Étude géométrique de la torsion et de la flexion dans la déformation infinitésimale d'un milieu continu. Annales scientifiques de l'École Normale Supérieure Sér. 3, 28 (1911), p. 523-579
Le Roux, J.  Sur les intégrales des équations linéaires aux dérivées partielles du second ordre à deux variables indépendantes. Annales scientifiques de l'École Normale Supérieure Sér. 3, 12 (1895), p. 227-316 

MOLK (http://www.gabay.com/Sources/Liste_Fiche.asp?CV=158.01)
ENCYCLOPEDIE DES SCIENCES MATHEMATIQUES PURES ET APPLIQUEES, Collection complète :
Tomes I à VIII (22 Volumes) 
1904-1916 et 1995
Volume 4 : CALCUL DES PROBABILITES. THEORIE DES ERREURS. APPLICATIONS DIVERSES
  1906-1911,
                                   I - 20, CALCUL DES PROBABILITES E. Czuber - J. Le Roux



Martin Zerner ( Nice) le cite ainsi:

LE ROUX (Jean). — Sur les équations linéaires aux dérivées partielles, 3e partie, J. Math. pures et appl., 5e série, t. 4, 1898, p. 402-408.  JFM 29.0314.01 <http://www.emis.de/cgi-bin/JFM-item?29.0314.01>

William McLean,University of New South Wales Sydney, Australia (http://web.maths.unsw.edu.au/~mclean/)

   Strongly Elliptic Systems and Boundary Integral Equations
  
<http://assets.cambridge.org/97805216/63328/sample/9780521663328wsn01.pdf>
 
"In 1894, Le Roux [55] successfully analysed an integral equation of. the form .... is an eigenfunction of the integral operator with kernel K,  ..."


En septembre 2014 Ronan Le Roux (https://sites.google.com/site/ronanleroux/) m’indique que M. Brelot le cite (cf . Norbert Wiener and Potential Theory by M. Brelot, in Norbert Wiener, 1894-1964  publié par Felix E. Browder, page 39 http://books.google.fr/books/about/Norbert_Wiener_1894_1964.html :

J. Le Roux Sur le problème de Dirichlet, Jour mathpures et appl, t. 10 (1914))



Ses commentaires malheureux sur Albert Einstein :

http://www.castalie.fr/article-65943-6.html

« Ce n’est pas une doctrine scientifique, c’est plutôt une sorte de mysticisme bizarre, presque une religion nouvelle dont Einstein est le prophète. [...]
Quand on l’approfondit à la lumière d’une critique sérieuse, on découvre facilement la fragilité de cette construction qui n’est qu’une grossière contrefaçon de la science, un amas étrange de raisonnements faux et de superstitions métaphysiques.
Les conséquences de la théorie d’Einstein sont même tellement singulières qu’il est impossible de lui attribuer une valeur scientifique quelconque. On y découvre des erreurs grossières et flagrantes démontrant qu’Einstein ne possède pas une culture mathématique suffisante pour apprécier exactement la signification des calculs, ni pour interpréter et discuter les résultats. Ce n’est, je le répète, qu’une grossière contrefaçon de la science.
Au début du XIXe siècle, un médiocre mathématicien polonais nommé Wronski avait essayé de déformer la science d’après des données de la philosophie de Kant. De la théorie de Wronski, il ne reste plus que le souvenir d’un pédantisme ridicule. Que restera-t-il de celle d’Einstein ? »
(J. Le Roux, professeur à l’université de Rennes, Ouest-Éclair, 2 avril 1923)

mais il s'est rattrapé par la suite ! comme on peut le  voir dans certains des titres de  la liste de 92 de ses publications sur le site

http://www.emis.de/cgi-bin/jfmen/MATH/JFM/JFM.html?first=1&maxdocs=20&au=Le+Roux,+J&type=html&format=short




Merci
    à Alain Yves Le Roux de l'Université de Bordeaux,
    à Jean Pierre Le Goff de l'Université de Caen,
    à Jean Pierre Escofier et Felix Ulmer de l'Université de Rennes,
    au secrétariat de la maire de Prat (Côtes d'Armor)
pour les informations qu'ils m'ont fournies.
Toute information complémentaire sera bienvenue


J. Le Roux (Joël) le 26 Octobre 2007

email : leroux@polytech.unice.fr     

http://www.polytech.unice.fr/~leroux