CMM

Capability Maturity Model

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Corinne Laborde - Sébastien Matter


Résumé

Historique

Principe et structure

Les 5 niveaux de maturité

Les secteurs clés par niveau

Les caractéristiques communes

Les pratiques clés

Conclusion

Bibliographie

Liens


Résumé
Le Capability Maturity Model (CMM) est un système qualité qui vise à améliorer le processus de développement logiciel. Il permet à une organisation de mesurer son niveau de maturité et de faire évoluer sa capacité de développement logiciel. Ce modèle d'évaluation et d'évolution des capacités se base sur une grille de maturité hiérarchisée.


Historique
Bien que les ingénieurs d'étude et les dirigeants connaissent leurs problèmes dans les moindres détails ; souvent, ils ne peuvent pas se mettre d'accord sur les importantes améliorations à apporter. Sans une stratégie organisée pour l'amélioration, il est difficile de choisir, entre la direction et les professionnels, les activités d'amélioration à entreprendre en premier. Une organisation d'évolution de processus logiciel en "échafaudage" a été inventée, elle permet de réaliser des résultats de processus d'amélioration. Ce sont les travaux de Watts Humphrey qui ont découpé cet "échafaudage" en différents "étages" ordonnés afin que les améliorations réalisées à chaque étage fournissent la fondation. Par conséquent, une amélioration de la stratégie réalisée avec la mise en ?uvre des processus de maturité de logiciel fournit une carte routière pour des processus d'amélioration continus. Cela guide l'avancement et identifie des défaillances dans l'organisation.

La méthode CMM a été désignée pour guider à la construction d'organisation logiciel en sélectionnant les processus d'amélioration de la stratégie en déterminant le processus actuel d'évaluation et en identifiant les quelques issues les plus critiques pour les logiciels de qualité et le processus d'amélioration. En se focalisant sur un ensemble limité d'activités et en travaillant agressivement afin de les achever, une organisation peut régulièrement perfectionner sa vaste organisation de processus logiciel pour être capable d'avoir des gains continus et durables.

L'organisation en étages de la méthode CMM est basée sur les principes de production de qualité qui existent depuis les six dernières années. Dans les années 1930, Walter Shewart a promulgué les principes du contrôle de qualité. Ses principes ont été énormément développés et démontrés avec succès dans le monde par W. Edward Deming et Joseph Juran. Ces principes ont été adaptés par le SEI (Software Engineering Institute) dans une structure de maturité qui établit un projet de direction et une technique de fondation pour les contrôles de quantités de production logiciel.

La structure de maturité dans laquelle les principes de qualité avaient été adaptés à inspiré en premier Philip Crosby. La grille de maturité de ce dernier décrit cinq niveaux évolutifs en adoptant les principes de qualité. Cette structure de maturité a été adaptée au processus de logiciel par Ron Radice et ses collègues qui travaillaient sous la direction de Watts Humphrey chez IBM. Humphrey a amené la structure de maturité au SEI en 1986, en ajoutant le concept de niveaux de maturité et en développant la fondation pour son utilisation courante et entière des logiciels de l'industrie.

Les versions de la structure de maturité de Humphrey sont décrites dans les rapports techniques du SEI. Un premier questionnaire de maturité a été réalisé en 1987 comme un outil pour fournir les organisations avec un chemin pour caractériser la maturité de leurs logiciels de processus. Deux méthodes, un logiciel de processus d'évaluation et un logiciel de capacité d'évaluation, ont été développées pour estimer les logiciels des processus de maturité en 1987. Depuis 1990, le SEI, avec l'aide du gouvernement et de l'industrie, a favorisé l'expansion et redéfinie le modèle basé sur plusieurs années d'expérience dans cette application de processus d'amélioration logiciel.

En conclusion, CMM est donc un modèle d'évaluation et d'évolution des capacités de développement logiciel qui a été mis au point par le SEI à la demande du gouvernement américain. Le cadre conceptuel du modèle d'évolution des capacités logiciel a pour origine les travaux de Watts Humphrey. Dans le cadre du développement d'applications, CMM permet à une organisation de s'évaluer et d'améliorer par paliers ses pratiques méthodologiques.


Principe et Structure
Dans le développement logiciel, les ingénieurs d'études et les dirigeants connaissent les problèmes à résoudre, mais leurs opinions divergent quant aux améliorations à apporter. Ils ne disposent pas toujours d'un cadre structuré, définissant les étapes à suivre dans l'évolution de la qualité logiciel.

Le CMM - Capability Maturity Model ou encore modèle d'évaluation et d'évolution des capacités de développement logiciel, est un système qualité permettant d'atteindre des objectifs de coûts, de délais et de qualité. Contrairement à la norme ISO 9000, CMM a été conçu spécifiquement pour le développement logiciel. Ce modèle offre à une organisation cherchant à améliorer ses capacités de développement logiciel :

 

Pour pouvoir s'améliorer, l'organisation doit tout d'abord prendre connaissance de son niveau de maturité actuel. Pour ce faire, elle rempli des questionnaires produit par le SEI (Software Engineering Institute). Ces questionnaires servent de base pour mettre en évidence ses lacunes et se positionner dans la grille de maturité définie par le SEI.

Puis l'organisation se fixe un niveau de maturité supérieur à atteindre. Grâce au CMM, elle dispose alors d'une liste détaillée des actions à entreprendre. En réalisant l'ensemble des étapes intermédiaires du plan d'action, l'organisation atteint le niveau de maturité recherché.
 
 

Le schéma ci-dessous décrit la structure interne des niveaux de maturités :

Le CMM défini cinq niveaux de maturité, qui hiérarchisent la compétence d'une organisation dans le développement logiciel. Ces niveaux sont :

 

A l'exception du niveau 1, chaque niveau de maturité comporte plusieurs secteurs clés. Ces secteurs clés caractérisent les domaines à améliorer, pour répondre aux exigences des chaque niveau de maturité. A titre d'exemple, les secteurs clés du niveau 2 sont :

 

Chaque secteur clé comprend cinq caractéristiques communes. Celles-ci indiquent si la mise en ?uvre d'un secteur clé est efficace, reproductible et durable. Les caractéristiques communes à chaque secteur clés sont les suivantes :

 

Enfin chaque secteur clé est décrit par des pratiques clés à respecter. Si ces pratiques clés sont mises en ?uvre, on atteint l'amélioration requise pour le secteur clé. Il est à noter que les pratiques clés sont regroupées en terme de caractéristiques communes dans la documentation du CMM.


Les 5 niveaux de maturité
CMM comporte 5 niveaux de maturité. Les niveaux de 2 à 5 peuvent être caractérisés à travers une activité réalisée par :
La caractéristique du niveau 1 est d'établir une base de comparaison pour l'amélioration des processus aux niveaux de maturité supérieurs. Niveau 1 - le niveau "initial"

A ce niveau, l'organisation n'est pas dans un environnement stable, pour l'évaluation, le développement et la maintenance de logiciels.

Lors d'un projet, souvent des moments de crise surviennent ; le peu de méthode qui existait est alors abandonnée pour tenter des raccourcis dans le processus de réalisation et de validation, c'est à dire que des pratiquent d'engagement purement réactives seront choisies : "le codage et les tests". Cela aura pour effet d'amplifier la dérive du projet. A ce moment là, le succès du projet dépend entièrement des capacités de ses dirigeants et/ou de l'équipe qui le réalise. Ce succès varie avec leur connaissance et leur motivation. Par conséquent, la stabilité du projet dépend entièrement de ces personnes mais quand ces dernières quittent le projet alors il n'est plus stable.

Niveau 2 - le niveau "reproductible"

A ce niveau, la gestion de nouveaux projets est basée sur l'expérience d'anciens projets similaires. Par conséquent, c'est l'engagement permanent des ressources humaines qui garantie une pérennité du savoir-faire dans la limite de leur présence au sein de l'organisation des nouveaux projets.

Niveau 3 - le niveau "défini"

A ce niveau, les directives de gestion de projet sont établies. Le processus standard de développement et d'évolution du logiciel est documentée, il contient de façon claire les procédés d'ingénieries logiciel et de gestion de projet. Un programme de formation est également mis en place au sein de l'organisation afin que les utilisateurs et les informaticiens acquièrent les connaissances et les compétences nécessaires pour assumer le nouveau rôle qui leur a été confié.

Niveau 4 - le niveau "maîtrisé"

A ce niveau, l'organisation se fixe des objectifs qualitatifs et quantitatifs ; la productivité et la qualité sont mesurées. Un contrôle est assuré, il se base sur la validité des jalons majeurs du projet dans le cadre d'un programme planifié sur mesure. Quand les limites (à respecter) sont dépassées, cela déclenche une action particulière afin de modifier la situation.

Niveau 5 - le niveau "optimisé"

A ce niveau, l'organisation entière est centrée sur l'amélioration continue des processus, c'est sa principale préoccupation. L'organisation a les moyens d'identifier et de mesurer les faiblesses de ses processus et a pour but de limiter le nombre de défections en déterminant leurs causes. Une cellule de veille technologique identifie puis acquiert et met en ?uvre les produits innovant. Elle cherche les pratiques d'ingénierie logiciel les plus efficaces, particulièrement celles dont la synergie permet l'amélioration continue de la qualité. L'amélioration se fait donc tout d'abord par une plus grande maîtrise des avancements dans les processus existants et puis par les innovations utilisant les nouvelles technologies et méthodes.

Ce schéma montre bien l'évolution d'un processus logiciel à chaque niveau de maturité : au fur et à mesure de son évolution, il est de plus en plus complet.


Les secteurs clés par niveau
Chaque niveau de maturation comporte un certain nombre de secteurs clés qui sont décrits dans le schéma qui suit. Chaque secteur clé de la méthode CMM représente une voie décrivant la maturation des organisations.



Les secteurs clés du niveau 2 "reproductible"

Les 6 secteurs clés de ce niveau sont accès sur les aspects relatifs à la mise en place des mécanismes élémentaires du contrôle de gestion de projet : Gestion des exigences La gestion des exigences vise à établir une compréhension des besoins du client dans le domaine couvert par le projet. Cette compréhension aboutit à un contrat qui est le fondement de la planification (voir secteur clé Planification de projet) et des pratiques de gestions (voir secteur clé Suivi et Supervision de projet) qui en découlent. Le contrôle des relations avec le client repose sur un processus efficace de contrôle des changements (voir secteur clé Gestion de configuration). Planification de projet La Planification de projet vise à établir des prévisions raisonnables pour la mise en ?uvre des travaux d'ingénierie logiciel et la gestion de projet. Ces prévisions sont indispensables à une gestion de projet efficace(voir secteur clé Suivi et Supervision de projet). Les prévisions faites doivent être réalistes afin de gérer de façon concrète le projet. Suivi et supervision de projet Le Suivi et Supervision de projet visent à donner une bonne perspective de l'avancement réel des travaux ; les gestionnaires peuvent ainsi intervenir efficacement lorsque la performance du projet s'écarte de façon significative des prévisions. Gestion de la sous-traitance La Gestion de la sous-traitance vise à sélectionner des sous-traitants qualifiés et à les gérer efficacement. La gestion de base mise en ?uvre dans le cadre de ce secteur clé repose sur des considérations de Gestion des exigences, de Planification de projet, de Suivi et supervision de projet et sur la coordination nécessaire des activités d'Assurance-qualité et de Gestion de configuration. Ces mécanismes de contrôle sont appliqués de façon appropriée aux activités des sous-traitants. Assurance-qualité L'Assurance-qualité logiciel vise à fournir aux gestionnaires la vision appropriée sur le processus utilisé par le projet et sur les produits en élaboration. L'Assurance-qualité logiciel fait partie intégrante de la plupart des processus d'ingénierie logiciel et des processus de gestion. Gestion de configuration La Gestion de configuration vise à établir et à maintenir l'intégrité des produits du projet tout au long de son cycle de vie. La Gestion de configuration fait partie intégrante de la plupart des processus d'ingénierie logiciel et des processus de gestion.
 
 

Les secteurs clés du niveau 3 "défini"

Les 7 secteurs clés de ce niveau portent à la fois sur les aspects relatifs au projet et à l'organisation. À ce niveau, l'organisation met sur pied une infrastructure permanente. Elle permet d'institutionnaliser les processus efficaces d'ingénierie et de gestion de façon qu'ils soient appliqués dans le cadre de tous les projets :

Focalisation organisationnelle La Focalisation organisationnelle vise à établir une responsabilité organisationnelle quant aux activités reliées au projet en vue d'améliorer l'ensemble de la capacité du processus logiciel de l'organisation. Les activités de focalisation organisationnelle ont pour premier résultat de produire un ensemble d'acquis processus (voir secteur clé Définition du processus de l'organisation). Ces acquis (voir secteur clé Gestion logiciel intégrée) sont utilisés dans le cadre de tous les projets logiciel. Définition du processus La Définition du processus de l'organisation vise à développer et à maintenir un ensemble utilisable d'acquis processus logiciel. Ces acquis permettent l'amélioration de la performance obtenue d'un projet à l'autre. Ils constituent, pour l'organisation, une base indispensable à l'obtention de bénéfices cumulatifs sur le moyen terme et le long terme. Ces acquis représentent un fondement stable qui permet d'institutionnaliser la recherche de performance par le biais d'interventions telles que la formation (voir secteur clé Programme de formation). Programme de formation Le Programme de formation vise à développer les compétences et les connaissances des intervenants pour qu'ils puissent jouer efficacement le rôle qui leur a été attribué. Bien que la formation soit une responsabilité organisationnelle, chaque projet logiciel devrait donner lieu à l'identification des compétences essentielles à sa réalisation et inclure la formation requise pour répondre aux exigences particulières. Gestion logiciel intégrée La Gestion logiciel intégrée vise à répertorier les activités d'ingénierie et de gestion logiciel sous forme d'un processus défini et cohérent adapté à partir du processus standard de l'organisation et des acquis processus associés (voir secteur clé Définition du processus de l'organisation). Cette adaptation est fonction du contexte organisationnel et des exigences techniques du projet, tels qu'ils sont décrits dans le secteur clé Ingénierie de produits logiciel. La Gestion logiciel intégrée est le fruit des activités de Planification de projet et de Suivi et supervision de projet du Niveau 2. Ingénierie de produits logiciel L'Ingénierie de produits logiciel vise à exécuter systématiquement un processus d'ingénierie formellement défini. Il intègre l'ensemble des activités d'ingénierie permettant de produire efficacement des produits logiciel cohérents et corrects. Ce secteur clé décrit les activités techniques du projet, telles que l'analyse des exigences, la conception, la programmation et les tests. Coordination intergroupes La Coordination intergroupes vise à établir un moyen permettant au groupe d'ingénierie logiciel de collaborer activement avec les autres groupes d'ingénierie. Cette synergie est nécessaire à la performance et à la qualité du projet. La Coordination intergroupes est un aspect interdisciplinaire de la Gestion logiciel intégrée. Elle dépasse le cadre de l'ingénierie logiciel. Pour être efficace, un processus logiciel doit être intégré et les interactions du groupe d'ingénierie logiciel avec les autres groupes doivent être coordonnées et contrôlées. Revues par les pairs Les Revues par les pairs visent à éliminer tôt et efficacement les défauts des produits. La revue par les pairs est une méthode indispensable et efficace utilisée en ingénierie de produits logiciel. Elle consiste en une série de vérifications croisées dont le but est de valider la qualité et la conformité technique du produit.
 
 
Les secteurs clés du niveau 4 "maîtrisé"

Les 2 secteurs clés de ce niveau sont axés sur la compréhension quantitative et qualitative des produits du processus. Comme on peut le constater ces deus secteurs clés sont fortement interdépendants :

Gestion quantitative de processus La Gestion quantitative de processus vise à contrôler quantitativement la performance du processus appliqué dans le cadre du projet. La performance du processus correspond aux résultats réels obtenus. L'accent est mis sur l'identification des causes spéciales de variation observées dans un projet mesurable et stable. La correction éventuelle des circonstances à l'origine de ces variations transitoires est planifiée. Le secteur clé Gestion quantitative de processus permet d'ajouter un programme complet de mesures aux pratiques des secteurs clés Définition du processus de l'organisation, Gestion logiciel intégrée, Coordination intergroupes et Revues par les pairs. Gestion de la qualité logiciel La Gestion de la qualité logiciel vise à développer une compréhension mesurée de la qualité des produits logiciel issus du projet. Elle favorise la réalisation d'objectifs de qualité spécifiques. La Gestion de la qualité logiciel consiste à appliquer un programme complet de mesures aux produits de travail logiciel décrits dans le secteur clé Ingénierie de produits logiciel.
 
 
Les secteurs clés du niveau 5 "optimisé"

Les 3 secteurs clés de ce niveau couvrent la mise en ?uvre d'un programme d'amélioration continue et mesurable du processus. Les préoccupations en découlant doivent être abordées simultanément au sein de l'organisation et dans le cadre des projets spécifiques :

Prévention des défauts La Prévention des défauts vise à identifier et à éliminer les causes de défauts. Le groupe de projet analyse les défauts, identifie leurs causes et modifie en conséquence le processus défini, tel que décrit dans le secteur clé Gestion logiciel intégrée. Les changements de processus de portée générale sont également effectués dans les autres projets, selon la procédure décrite dans le secteur clé Gestion des changements du processus. Gestion des changements technologiques La Gestion des changements technologiques vise à identifier les nouvelles technologies performantes (outils, méthodes et processus) et à en effectuer l'introduction ordonnée au sein de l'organisation. Cette pratique est mise en ?uvre conformément au processus décrit dans le secteur clé Gestion des changements du processus. La priorité est donnée à la mise en ?uvre pratique des innovations permettant de rester efficace dans un environnement en constante évolution. Gestion des changements du processus La Gestion des changements du processus vise l'amélioration continue du processus développement utilisé par l'organisation. Elle permet d'améliorer la qualité logiciel, d'augmenter la productivité et de diminuer la durée du cycle de développement des produits. La gestion des changements du processus s'applique à l'ensemble de l'organisation. Elle englobe les améliorations progressives découlant de la Prévention des défauts et les améliorations novatrices produites par la Gestion des changements technologiques.


Les caractéristiques communes
Chaque secteur clé comprend cinq caractéristiques communes. Celles-ci indiquent si la mise en ?uvre d'un secteur clé est efficace, reproductible et durable. Les caractéristiques communes à chaque secteur clés sont les suivantes : Engagement de réalisation C'est le plan d'action à suivre, pour assurer la mise en ?uvre et la durabilité du processus d'amélioration. L'engament de réalisation nécessite la définition de procédés de contrôle et l'implication des dirigeants. Capacité de réalisation Ce sont les pré-conditions qui doivent exister dans un projet de développement logiciel, pour permettre la mise ?uvre du processus d'amélioration. Typiquement, on y décrit les ressources, structures hiérarchiques et les formations requises. Activités réalisées Les activités réalisées décrivent les procédures à suivre pour atteindre les améliorations requises d'un secteur clé. D'une manière générale, les activités réalisées inclus la définition de plans et de procédures, la réalisation et le suivi du travail, l'application d'actions correctives si nécessaire. Mesure et analyse Tout processus d'amélioration doit être validité par une série de mesures et d'analyses. Pour ce faire, il faut fournir des exemples de mesures qui montrent l'état des activités réalisées et leur validité. Vérification de mise en ?uvre Dans tout processus d'amélioration il faut s'assurer de la conformité des activités réalisées. Typiquement, il s'agit de définir les audits et l'assurance qualité nécessaire.


Les pratiques clés
Pour atteindre un niveau de maturité, il faut satisfaire aux exigences des secteurs clés correspondants. Or chaque secteur clé est décrit par un ensemble de pratiques clés, qui permettent d'atteindre les objectifs d'amélioration fixés. Ces pratiques clés décrivent des infrastructures ou des activités qui - si elles sont respectées, contribuent de manière effective à l'atteinte des objectifs.
 
 

Chaque pratique clés est décrite par une simple phrase, souvent suivie d'une description plus détaillée. De plus, on y trouve également des exemples et conseils d'applications.

Prenons l'exemple d'une organisation qui a but de documenter ses estimations des délais, afin de pouvoir les intégrer dans les planning et les suivis de projet. Pour ce faire, elle doit établir une procédure documentée, lui permettant d'évaluer la taille du logiciel. Si cette évaluation n'est pas basée sur une procédure documentée, l'estimation peut varier grandement suivant les appréhensions.



L'ensemble des pratiques clés sont décrites dans le guide Key Practices of the Capability Maturity Model, Version 1.1. Ce document de 482 pages, fourni également des indications sur l'interprétation des cas pratiques. En ce qui concerne l'exemple précédent, voici la manière dont le cas pratique est décrit :


Conclusion
Atteindre un niveau de maturité supérieur est un travail de longue haleine. Une organisation de développement logiciel doit mettre en ?uvre des procédés d'améliorations, de manière incrémentale, afin d'atteindre ses objectifs qualité. Le CMM est un système approprié à l'évaluation et à la progression des niveaux de maturité.

Bien sûr, CMM n'est pas garant de la réussite d'un projet. Il ne couvre pas tous les domaines abordés dans la conduite de projet, comme par exemple la motivation des équipes, la diminution du turn-over en gardant les personnes les plus compétentes ? Ces aspects ont cependant été abordés dans d'autres contextes. CMM n'intègre pas ces aspects, et se préoccupe de fournir un cadre structuré, dans lequel le développement logiciel doit progresser de manière hiérarchisée et effective.

Le CMM identifie un ensemble de pratiques pour un projet de développement logiciel mature, et fourni des exemples de démarche à suivre- sans être exhaustif ou trop directif. Le CMM donne les caractéristiques d'un développement logiciel effectif, mais c'est à l'organisation elle-même de trouver l'alchimie entre les moyens humains, technologiques et les procédés de développement.


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Liens
http://www.sei.cmu.edu
Le site du SEI (Software Engineering Institute) est le site officiel donnant toutes les informations concernant le Capacity Maturity Model. On pourra notamment :
http://perso.cybercable.fr/rad/
Ce site décrit les différents phases d'un projet RAD ( Ré-ingéniérie du Développement d'Applications ). On y trouve notamment une description synthétique du modèle CMM.
http://sepo.nosc.mil/CMMVariants.html
Le Capacity Maturity Model à été dérivé sous diverses formes. Ce document décrit rapidement les différentes versions du CMM.
http://www.tantara.ab.ca/info.htm
Cette page web est un portail vers la majorité des sites web de l'assurance qualité logiciel. Un tableau très complet regroupe l'ensemble des liens, classés par catégories. On y trouve notamment des adresses des normes ISO-9000, du projet SPICE, ?
http://home.okstate.edu/homepages.nsf/toc/level2.index.html
Cette page fournit une large quantité d'informations, de cours, d'archives liés au CMM. De plus elle contient également un portail vers des sites liés CMM